
Je suis né le 17 juillet 1966 à Quimper.
Mes parents étaient dans le monde
agricole, ma mère était chef d’exploitation, mon père était salarié chez Corlay
à Lothey.
J'ai fait un bac gestion
comptabilité à Pont l'Abbé. J'ai ensuite bifurqué dans le monde agricole avec
l’obtention d’un BTS .agricole en 1986 à Landivisiau.
J’ai été professeur pendant deux mois dans une maison familiale. Ensuite, j'ai fait un peu de comptabilité, de gestion. Après j'ai été aussi responsable de magasin style magasin vert (à l’époque Coopérative Châteaulin/Briec).
Je me suis installé en 1989, j'ai fait mon premier poulailler.25 000 poulets. C'était 1200 mètres carrés. C'était un poulailler classique à l'époque. Ensuite, j'en ai fait un autre en 91. Et en 98 j'ai repris la succession de l’exploitation familiale.
J’ai eu un peu de terrain aussi pendant un moment, j'avais 50 hectares et un dimanche matin, je me suis levé et dans l'après-midi, c'était en vente sur le Bon coin. C'était mûri déjà. Je ne pouvais pas courir partout Je ne faisais que des cultures de vente et à l'époque cela ne payait pas du tout.
J'ai changé un peu de filière en agriculture. Je suis passée tout en poulettes futures reproductrices.
Les poulettes, elles sont connotées futures reproductrices donc entre guillemets les futurs papas et futurs mamans des poulets industrielles ou poulets fermiers suivant les accouplements que l'on fait et avant moi, il y a le sélectionneur accouplements.
C’est une niche bien spécifique,
j'ai eu de la chance de pouvoir construire et moderniser des bâtiments qui sont
encore aujourd'hui des plus performants et modernes. Il y a des automatismes.et
aussi une surveillance des bâtiments qui ne se fait plus seulement visuellement
mais qui peut aussi se faire par smartphone. La technologie a apporté son plus.
Je peux commander à distance tout ce que je veux. Je peux réparer à distance
J’ai modernisé deux autres bâtiments que j'avais créé en 89 -91 pour arriver
aussi à des bâtiments pilotables à distance, smartphones, etc. nouvelles
technologies. Et en 2018, j'ai construit un autre bâtiment de même technologie
avec les mêmes équipements. Donc il y a trois mois de ça. J'étais avec une
surface de 9900 mètres carrés de poulailler avec une salariée et ce qui
représentait à l’époque une contribution à hauteur de 6 % de la production
nationale. Ce n'était ni un objectif, ni une fin en soi, cela s’est présenté
comme une opportunité.
En février dernier, j'ai vendu un site d'élevage à ma salariée.
Dans le monde agricole ce n'est pas toujours simple de dégager un revenu et bien souvent c'est le conjoint ou la conjointe qui l’apporte. Bon après il y a ce que je trouve moi triste dans le monde agricole, c'est parfois la solitude et une « misère » sentimentale, sociale et sociétale.
Les syndicats agricoles ne sont
pas du tout représentatifs de notre activité. Et on a plus de grandes gueules
capable de dire clairement les choses (appeler un chat un chat).
Les gens sont devenus trop
individualistes.
Et comme on ne produit plus rien, on ne sait plus produire, on ne sait plus faire. On est en train de perdre notre savoir-faire. On a cassé l'industrie. Oui, j'ai l'impression qu'on fait la même chose avec l'agriculture. L'agriculture va s'en mordre les doigts. Aujourd'hui, j'ai envie de dire que l'on travaille bien, on fait attention à tout. On est protecteur de notre environnement malgré qu'on ne soit pas bio. On n'a pas forcément tous une étiquette de Bio, bien sûr, mais raisonnée.
L’agriculture a un rôle Social, économique et un rôle environnemental. Parce que c'est nous qui forgeons notre paysage après le rôle social. Je ne sais pas si l'agriculture a vraiment un rôle social parce que le peu que l'on est aujourd'hui, on a plus d'emprise sur notre société, sur notre environnement économique, Sur notre environnement même municipal.
Les écoles d’agriculture ont un grand rôle à jouer pour motiver, pour diversifier les idées, les horizons des jeunes. Après, aujourd'hui, c'est vrai que s’est compliqué. Moi j'aimerai bien montrer mon activité aux jeunes, mais ça je ne peux pas pour des raisons sanitaires et idéologiques.
Je me dis qu’à un moment donné
nous serons face à un gros problème, avec la démographie qui ne cesse de
croitre dans le monde, il nous faudra plus de nourriture, de biens, etc… une
deuxième Planète Terre !
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